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Discours officiels

DISCOURS de Mr ABDOULAYE MAR DIEYE À PARIS, LE 1ER DÉCEMBRE 2016 (2)

Excellence, Monsieur le Président de la République de Madagascar,
Monsieur le Secrétaire d’Etat auprès du ministre français des Affaires étrangères et du Développement international, chargé du Développement et de la Francophonie
Honorables invités, Excellences Mesdames et Messieurs,
Tout protocole observé,

Monsieur le Président de la République,
C’est avec un grand plaisir que je prends part aujourd’hui à la Conférence des bailleurs et investisseurs de Madagascar qui se tient sous votre leadership. Le Système des Nations Unies et le PNUD en particulier se réjouissent d’y avoir été largement associé et de vous avoir ainsi accompagné tout au long de ce processus.
Votre participation effective à cette rencontre est le gage de votre détermination à impulser une dynamique d’accélération du processus de développement de Madagascar. Aussi, m’est-il particulièrement agréable de vous transmettre le message de soutien et de solidarité de Madame Helen Clark, Administrateur du PNUD et présidente du Groupe des Nations Unies pour le développement.
Vous êtes venus à Paris, auréolé du succès éclatant du XVIème sommet de la Francophonie. Je voudrais vous en féliciter et dire toute ma conviction que l’esprit qui a prévalu à Tana va nous inspirer ici à Paris au cours de notre table ronde.

Mesdames et Messieurs
Je voudrais m’associer aux messages des orateurs qui m’ont précédé, notamment ceux reconnaissant la pertinence du Plan National de développement de Madagascar.
Permettez-moi de relever les 6 perspectives suivantes qui me semblent essentielles pour nos discussions.

Premièrement, Madagascar a entamé un ensemble de réformes économiques, politiques et institutionnelles de grande ampleur. La réussite de la stratégie de développement du pays telle que déclinée dans le PND requerra la poursuite et l’intensification de ces réformes.
Deuxièmement, le développement pour réussir devra avoir une forte impulsion interne et une telle impulsion devra reposer sur un espace fiscal confort    able. Madagascar devra donc aller bien au-delà de sa pression fiscale actuelle de l’ordre de 10% si l’on sait que, et toutes les études empiriques le montrent, qu’il faut un minimum de pression fiscale de 24% pour assurer un financement soutenable du développement. Tel est au demeurant l’esprit primal de la Conférence d’Addis-Abeba sur le financement du développement.
Je me réjouis que le prochain Rapport national sur le développement humain de Madagascar, appuyé par le PNUD, sera consacré à la mobilisation des ressources internes.

Troisièmement, le rôle du secteur privé sera déterminant ; et je suis heureux de constater que nous allons consacrer toute une journée demain à l’investissement privé et à l’environnement des affaires. S’il est vrai que l’Etat impulse le développement, le secteur privé en est l’amplificateur. Cependant, il faudra nous assurer que les investissements privés comme publics devraient être socialement responsables, au bénéfice des communautés et préserver l’environnement.

Quatrièmement, l’aide publique devra continuer à jouer son rôle catalyseur et d’accompagnement au développement de Madagascar. Il y a dix ans le pays recevait 50 dollars par habitant d’aide au développement. Aujourd’hui il n’en reçoit que 25, soit la moitié de la moyenne africaine, et ceci en dépit des besoins énormes et des potentialités substantielles du pays.
J’en appelle à la contribution des partenaires ici présents pour honorer la requête de cette conférence des bailleurs et investisseurs de 5,4 milliards de dollars, ce qui nous situerait en moyenne à près de 60 dollars par habitant.
Le Système des Nations Unies s’inscrit dans cette dynamique en contribuant au financement du PND à hauteur de 523 millions de dollars US à travers son Plan Cadre pour l’Assistance au Développement sur la période 2015-2019.
Cinquièmement, La sécheresse récurrente et chronique dans le sud du pays est une contrainte structurelle dirimante à tout processus de développement de Madagascar. Les contributions financières de cette table ronde devront aussi s’orienter vers des investissements pour la résilience des communautés vulnérables.
Enfin, sixièmement, il y a une forte nécessité d’adosser les politiques publiques sur des statistiques solides et fiables. D’où l’importance capitale de finaliser le recensement démographique afin d’asseoir la mise en œuvre de l’agenda 2030 du développement durable sur des données statistiques plus actuelles.
Nous espérons, Monsieur le Président, que la Conférence des bailleurs et investisseurs d’aujourd’hui va donner ce grand élan de soutien et de solidarité envers Madagascar.

Mesdames et Messieurs,
Monsieur le Président,
L’Océan indien, et je dirais l’Afrique toute entière, a besoin d’un Madagascar prospère et stable. L’addition de nos déterminations et de nos moyens d’action engendrera des dynamiques positives pour y parvenir.


Je vous remercie de votre aimable attention.

 

 

ABDOULAYE MAR DIEYE

Country Director for Madagascar, Mauritius,
Mozambique, Comores and Seychelles

 

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